PACPCSoB

Depuis son indépendance en 1960, les élections au Bénin sont réalisées sur des crises ethniques et régionalistes avec de nombreux coup d’Etat. Les élections de 2019 et 2021 ont creusé ce fossé et ont donné lieu à plusieurs blessés. À ces situations s’ajoutent les conflits entre agriculteurs et éleveurs, les violences faites aux femmes et aux filles. Les différents cas de violences énumérés entravent énormément la paix et la cohésion sociale dans tout le pays.  Ils ont comme causes, l’oisiveté des jeunes, la consommation de la drogue, le faible pouvoir d’achat des femmes, la pauvreté dans les ménages, et l’intolérance religieuse. En plus des situations d’insécurité humaine vient s’ajouter l’incursion des terroristes dans le nord Bénin avec plusieurs décès. Devant tous ces cas, il est à craindre, le recrutement des jeunes et des femmes non occupés et qui sont plus vulnérables au recrutement dans les groupes armés. Les communes les plus touchées sont entre autres celles frontalières telles que Bantè, Cobly, Ouaké, Karimama. Malgré les efforts tant  au  plan national qu’au régional, il est impérieux de travailler avec les communautés pour  leur  résilience  et  pour  lutter contre  les  différentes  violences.

Le présent projet d’une durée de neuf mois 2 semaines est prévu pour se dérouler dans les départements frontaliers vulnérables à l’extrémisme violent à savoir les départements de l’Atacora, Donga, et des Collines.  Les différentes activités identifiées par le projet visent dans un premier temps à susciter l’adhésion de 218 autorités leaders d’opinion, des jeunes et des femmes contre toutes formes de violence. Ensuite, il s’agira de mettre en place des comités au niveau de tous les arrondissements des communes d’intervention que sont Bantè, Cobly et Ouaké pour susciter au sein des communautés la pratique de la promotion de la paix et la cohésion sociale par la veille, la collecte, l’analyse et la correction des situations de l’insécurité humaine. 168 membres de ces 19 comités qui seront outillés œuvreront dans leurs arrondissements respectifs pour les sensibilisations des communautés de sorte à rendre disponibles les informations sur les violences. Au total 6 955 personnes seront directement touchées par les différentes activités. Les jeunes et les femmes seront au cœur de la mise en œuvre de ce projet car ce sont eux qui constitueront les comités mis en place.

Objectif 1 : Susciter l’engagement des leaders d’opinions, femmes et jeunes contre l’extrémisme violence et toutes formes de violences.

Activité 1.1. Prise de contact et d’information avec des autorités, confessions religieuses, leaders d’opinions et les chefs traditionnels sur le projet :

Activité 1.1.1. Réalisation des rencontres individuelles d’information des autorités politico-administratives et chefs traditionnels sur la mise en œuvre du projet.

Activité 1.1.2. Organisation de 06 réunions d’échange et de sensibilisation des responsables des jeunes, des femmes et leaders d’opinion dans les communes de Bantè, Ouaké et Cobly sur le projet.

Activité 1.2. Mise en place/et ou renouvellement d’engagement de Comité d’Arrondissement de Paix et de non-Violence (CAPV)

Activité 1.2.1. Identification et prise d’engagement de 3 points focaux communaux

Activité 1.2.2. Identification, mobilisation et prise d’engagement des 168 membres des CAPV

Activité 1.3. Organisation de 5 séances de formation de 2 jours des membres CAPV mise en place

Activité 1.4. Organisation de 144 séances d’IEC/CCC et de dissémination du guide CVE

Objectif 2 : Promouvoir la citoyenneté responsable, la paix et la cohésion sociale dans les départements de l’Atacora, de la

Donga et des Collines.

Activité 2.1. Réalisation et diffusion de 03 émissions radiophoniques et 3 spots éducatifs sur la Paix et la Cohésion sociale

Activité 2.2. Réalisation et distribution de 500 T-shirts

Activité 2.3. Réalisation et implantation de 06 panneaux métalliques éducatifs sur la paix et la cohésion sociale

Activité 2.4. Confection et distribution de 720 affiches d’éducation sur la paix et la cohésion sociale

Activité 2.5. Renforcement du dispositif de l’alerte précoce de

WANEP Bénin par la collecte des informations, l’analyse et la réponse sur les situations qui menacent l’insécurité humaine

Activité 2.6. Suivi et évaluation du projet

  • 218 Autorités politico- administratives, leaders d’opinions, femmes et jeunes sont informés et ont adhéré à la mise en œuvre du projet dans leur localité.
  • 19 Comites d’Arrondissement de Paix et de non-Violence (CAPV) sont mis en place dans les communes de Bantè, Cobly et Ouaké.
  • 168 Volontaires membres des CAPV sont outillés sur les questions de sécurité humaine, la promotion de la paix et la cohésion sociale, l’alerte précoce.
  • 4320 personnes informées sur les méfaits de l’insécurité humaine
  • des violences font la veille et dénoncent les pratiques de violence dans leur village.
  • 03 émissions en 12 sessions et 03 spots en 12 sessions sont réalisées et diffusées en français, Nago, Lokpa et M’Belme sur les radios de Gouka, Ouaké et Cobly.
  • 500 T-shirts confectionnés et distribués dans les communes de
  • Bantè, Ouaké et Cobly.
  • 06 panneaux éducatifs en métallique véhiculent des messages de paix et cohésion sociale sont confectionnés et implantés dans les communes de Bantè, Cobly et Ouaké
  • 720 Affiches sont confectionnées en français, Nago, Lokpa et M’Belme et sont posées dans les communes de Bantè, Cobly et Ouaké.
  • 10 cas d’alerte d’insécurité humaine sont enregistrés et transférés à WANEP Bénin pour analyse et action.
  • 02 évaluations sont réalisées avec rapport final de réalisation du projet déposé et validé.

La production de ce document est rendue possible grâce au généreux soutien du peuple américain par le biais de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID). Mais son contenu relève de la responsabilité d’AVOSAH et ne reflète pas nécessairement les vues de l’USAID ou du gouvernement des États-Unis.