Le centre des Jeunes et Loisirs de Bantè a abrité les festivités de la journée de l’enfant Africain ce Jeudi 25 Juin 2020.

Photo de famille des participants à la JEA 2020
Prévu pour se dérouler chaque 16 Juin de chaque année depuis 1991, cette journée a dû être décalée suite aux conditions actuelles de menace de Corona Virus.
Placée sous le thème « Les actes d’Etat Civil : un préalable pour l’effectivité de l’accès à une justice équitable des enfants au Bénin », elle a connu la présence des nouvelles autorités de Bantè (CA OGOU Moussa) et d’Akpassi et du chef service Etat Civil, du commissaire adjoint de Bantè, des ONG partenaires (SOS Village d’Enfants Bénin-ONG Racines-BETHESDA-Perle Social-ONG-ONG Partage).
Cette journée qui vise à commémorer les 30 ans de massacre des enfants à Soweto en Afrique du Sud, a aussi servi pour conscientiser les jeunes et leurs parents sur l’importance de l’acte de naissance.
Pour Danielle IROKO, Maire des enfant : « Les autorités à leurs différents devront tourner d’avantage leur regard vers les enfants en leur permettant de jouir pleinement leur droit »

Après l’historique de cette journée et la présentation d’une vidéo en 3D commenté par le chef service Etat Civil de la Mairie de Bantè M. Emmanuel IMOROU qui a permis aux enfants d’être éveillés sur les conséquences néfastes qu’engendre l’absence de l’acte de naissance, il a été question à chaque participant de prendre la parole pour s’exprimer sur l’éducation et la santé des enfants en lien avec l’établissement d’acte de naissance.
Des interventions, il est revenu que la Commune de Bantè vit un phénomène saisonnier sombre lié à la fuite de la responsabilité parentale, la discorde dans les foyers, la sexualité précoce chez les jeunes.
De plus, la non établissement de l’acte de naissance est souvent lié également à la religion (baptême de l’enfant qui se fait parfois au-delà des 21 jours prescrits par l’Etat) et aux réalités socioculturelles de Bantè.
Les intervenants ont appelé chacun à prendre acte de ce qui est dit et à travailler véritablement pour sensibiliser la population sur les conséquences du non établissement de l’acte de naissance et les jeunes sur la sexualité.
Il faudra donc faciliter l’obtention de l’acte de naissance à travers la déclaration de naissance(que l’enfant soit né à l’Hôpital ou hors de l’hôpital), l’attribution des noms dans le délai légale de 21 jours au Bénin et surtout le retrait de ces actes de naissance par les parents du nouveau né.
Pour que l’enfant africain puisse s’épanouir véritablement, nous devons prendre nos responsabilités dès la grossesse.

